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Michel TORREKENS

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Paru en 2020 :

Belgiques

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Gembloux, capitale de la Belgique ?

 

Gembloux, capitale de la Belgique ? La question peut paraître surréaliste, mais la littérature permet ce genre d’interrogations, parfois prémonitoire d’ailleurs. Ecrivain gembloutois, Michel Torrekens ne s’en prive pas dans son sixième livre, "Belgiques". Avec « s » ? Oui, avec « s » !

 

Belgiques est en effet un recueil de nouvelles paru aux éditions Ker, de Mont-Saint-Guibert, dans la collection éponyme où paraissent simultanément ceux de Véronique Bergen et Marianne Sluzny. Livrer un « portrait en mosaïque », un « tableau impressionniste » de la Belgique : tel est le cahier des charges de la collection. Les nouvelles de Michel Torrekens y sont très différentes de l’esprit de L’hirondelle des Andes, roman publié l’an dernier aux éditions Zellige, où son héroïne partait à l’aventure sur les traces de sa mère disparue au Pérou. Dans Belgiques, l’écrivain gembloutois explore à travers quinze fictions, sous divers angles, l’avenir de ce pays étrange alors qu’il vient enfin de se doter d’un gouvernement ! 

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De l’homme de Spy à Johnny Halliday

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Ces quinze textes sont quinze visions personnelles de son rapport à ce pays qui s’interroge sur son avenir, surtout ces derniers temps, et par ricochets interroge nos identités. Il y dresse un portrait décalé et inattendu de l’homme de Spy, des Diables Rouges, de Johnny Halliday, de Léopold II, de Delphine, etc. Il y interroge le futur de notre État monarchique, en le réduisant, notamment, à une Academia Belgica romaine ou à une chute des anges breughélienne en pleine pandémie dans la dernière nouvelle du recueil. La monarchie est également présente dans trois nouvelles, avec l’incidence qu’elle peut avoir sur l’image de notre pays, et bien davantage si on songe à la colonisation du Congo abordée dans « Le roi, le journaliste et l’homme-léopard ». La nouvelle « Sémira… » parle d’elle-même, puisque plus de vingt ans après sa mort par étouffement, on constate que les risques encourus par les réfugiés restent bien réels. Enfin, la cité des couteliers sert bien sûr de décor à plusieurs nouvelles comme « Nationale 4 » où il s’interroge sur l’avenir des nombreuses maisons closes érigées sur le territoire gembloutois, mais aussi « L’homme de Spy » qui ouvre et illustre le recueil avec lequel il imagine un face-à-face improbable ou encore « Gembloux, ma planète », dans lequel il évoque sa ville natale, qui est aussi celle où il a toujours vécu et dont il a pu observer certaines transformations parfois paradoxales. Tout cela avec de la tendresse pour ses personnages et beaucoup d’humour.

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Né en 1960 à Gembloux où il vit encore, Michel Torrekens est journaliste et grand amateur de littérature belge. Il a suivi ses études secondaires à Namur, où il a poursuivi sa formation aux Facultés en philologie romane. Il aime se promener dans la ville-fluviale-capitale et fréquenter ses librairies et bibliothèques.

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Il a publié deux recueils, L'herbe qui souffre (aux éditions Memor) et Foetus fait la tête (aux éditions L'Age d'Homme).

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En 2012, Michel Torrekens a publié son premier roman, Le géranium de Monsieur Jean, paru aux éditions Zellige. Le géranium de Monsieur Jean a reçu le Prix littéraire Saga Café du Meilleur premier roman belge francophone, que lui a remis l’écrivain et journaliste français Patrick Poivre d’Arvor, parrain de l’édition 2013.

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En juin 2016, les éditions Zellige lui renouvellent leur confiance et publient son recueil de nouvelles, Papas ! Et en 2019, avec L'hirondelle des Andes

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